La Team DK : MARIA SISTO, DÉVELOPPEUSE

Maria Sisto

Maria Sisto

Programmer

Sarah Jobin

Sarah Jobin

Marketing/Communication

Qui es-tu ? Comment te décrirait-on en 3 mots ? 🙂

Persévérante, impliquée, volontaire

Programmer, c’est quoi au juste ? :O

La programmation est un outil qui permet une multitude de possibilités de réalisations dans tous les domaines. Programmer c’est mettre l’ordinateur au service du jeu, de l’art, de la science. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi de me tourner vers l’informatique, car c’est une carrière qui peut mener dans n’importe quel domaine, avec une variété de possibilités rare dans d’autres professions.

Quelle est ta formation/ton parcours professionnel ?

J’ai un parcours d’étude un peu particulier. Je suis entrée en Bachelor en Informatique à l’EPFL en 2008, et après 6 ans, j’ai malheureusement échoué. J’ai donc repris un Bachelor en Informatique à la HES de Fribourg, puis un Master en développement logiciel à Lausanne. A la base, je ne pensais pas me lancer dans les jeux vidéos. C’était un rêve qui semblait irréalisable et qui ne me permettrait pas de gagner ma vie. Puis, j’ai commencé sur Unity en 2014 pour mon travail de Bachelor. Depuis je n’ai plus arrêté ! Après mon Master, j’ai travaillé 5 ans en tant qu’assistante de recherche à la Haute Ecole-Arc dans le groupe Imagerie. J’ai principalement travaillé sur divers projets de serious games, en collaboration avec diverses entreprises et Hautes Écoles Suisse.

Ton métier de rêve étant petit ? 🙂

Archéologue ou chauffeur de camion ! Ou historienne, ou politicienne, ou plombière, ou avocate… Tout dépend du moment où on m’aurait posé la question ! C’est un peu le problème quand on s’intéresse à plein de choses différentes.

Travailler dans le monde du jeu vidéo veut nécessairement dire qu’on est passionné de jeux vidéo ?

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’être un joueur assidu. Mais il faut forcément s’intéresser aux jeux vidéos pour les développer ! Il faut y jouer pour comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, ce qu’on aime et ce qu’on veut éviter. Finalement, on veut comprendre ce qui accroche, ce qui fait rêver les gens.

Ce que tu adores dans un jeu vidéo ? 😀

Une bonne narration, un gameplay efficace

Ce que tu détestes dans un jeu vidéo ? :/

Un gameplay trop compliqué, un scénario trop répétitif

Quelque chose qui pourrait révolutionner le monde des jeux vidéo ?

Un système de capture de mouvements sans balises ou manettes, pas cher et efficace : une Kinect en mieux quoi ! Cela permettrait, entre autres, des applications dans le domaine médical déployable directement chez les gens. Je suis convaincue que l’apprentissage et l’entraînement par le jeu (vidéo ou pas) est un moyen efficace et sous-employé dans notre quotidien. Comme si on devait forcément souffrir pour avancer, et que s’amuser nous empêcherait de progresser.

Le fun est-il le même quand on est créateur de jeu-vidéo et que l’on est joueur ?

C’est clair que le fait de travailler à la création de jeux à changé ma façon de jouer. Cela m’a rendue plus sensible à certaines choses. Le fait de passer ma journée devant un écran à aussi diminué le temps que j’ai envie de passer devant mon ordinateur quand je rentre à la maison… Avant, je pouvais passer des centaines

Est-ce que le jeu vidéo peut servir de thérapie dans certains cas ?

Bien sûr ! De nombreuses études ont montré que les jeux vidéos ont tout à fait leur place dans le traitement de la santé mentale : par exemple dans le traitement de phobies par exemple ou pour la prévention des troubles post-traumatique (1.) Un exemple très récent et concret est Animal Crossing, dont l’utilisation à explosé durant le confinement (2.) J’avoue y avoir joué aussi et y avoir trouvé un réconfort par rapport à une situation personnelle (et mondiale !) assez compliquée… Dans tous les cas, un suivi avec une personne en plus d’un support numérique me semble indispensable ! Pour moi, le jeu dans le milieu de la santé à sa place comme aide, toujours en complément d’un suivi professionnel.

Programmer ou jouer ? 😉

Les deux ! Si on arrêtait de jouer, la vie serait quand même bien triste 🙂