La Team DK : Leila Ait Kaci, Interactive technology designer

Leila Ait Kaci

Leila Ait Kaci

Interactive tech. designer

Sarah Jobin

Sarah Jobin

Marketing/Communication

Qui es-tu ? Comment te décrirait-on en 3 mots ? 🙂

Épicurienne, créative, logique

Interactive technology designer, c’est quoi au juste ? :O

Hum, bonne question, merci de la poser 😉 ! Je décrirais cela comme la rencontre des technologies et de l’utilisateur. Cela consiste donc à apprendre et à connaître les technologies disponibles (nouvelles ou anciennes) pour créer les systèmes interactifs les plus adaptés, les plus simples et les plus fun au cas d’utilisation. Au-delà de cette partie de conception technologique, je participe également à la programmation des produits que nous fournissons à nos utilisateurs.

Quelle est ta formation/ton parcours professionnel ?

Initialement, j’ai une formation d’ingénieure en télécommunications ! Cependant, durant ma formation, j’ai vite été attirée par 2 spécialisations annexes : l’ergonomie (aujourd’hui, on appellerait plutôt cela UI ou UX Design) et la synthèse d’image/simulation 3D. Après l’obtention de mon diplôme, j’ai intégré l’équipe de Virtools, une entreprise française, aujourd’hui disparue. Puis en 2006, j’ai créé Noxaka, une société parisienne de conseils et de services pour la création d’expériences immersives et interactives. Durant cette période, j’ai eu la chance de participer à de magnifiques projets, pour la plupart dans les arts numériques et l’événementiel, en développant ma propre solution de projection mapping et des contenus interactifs. Puis en 2017, suite à nos réalisations communes pour la rénovation de l’Alimentarium, j’ai rejoint l’équipe de Digital Kingdom pour étendre nos champs d’actions respectifs. Aujourd’hui, je partage mes activités entre DK et d’autres projets d’innovation en tant que freelance.

Qu’est-ce que tu préfères chez Digital Kingdom ?

Ce que j’apprécie particulièrement chez Digital Kingdom, c’est notre capacité à mener des projets de A à Z, entièrement en interne. Cela ouvre énormément de possibilités à la créativité et à l’innovation. Nous sommes plus proches de nos clients et c’est un aspect également très important pour moi. Grâce à ces deux points, nous pouvons nous qualifier d’artisans digitaux, en mesure de créer des contenus de qualité, spécifiquement adaptés aux besoins de nos clients

Ton métier de rêve étant petite ? 🙂

Mon rêve d’enfant était de travailler dans le monde du cinéma et plus particulièrement dans la création d’effets spéciaux. J’ai toujours adoré les histoires. J’étais fascinée par cette capacité à créer l’imaginaire et l’illusion, et aussi par l’ingéniosité et la dextérité que cela demandait, déjà bien avant l’arrivée du digital. Et au final, je n’en suis pas si loin puisque j’ai aujourd’hui la chance de pouvoir créer cet imaginaire, mais de façon un peu plus temps réel…

Le jeu vidéo est encore une petite industrie en Suisse. Cependant, le pays montre un réel intérêt à la faire évoluer et c’est une très bonne chose !

C’est quoi un serious game ?

Un serious game, ça sert à apprendre des choses sérieuses de façon ludique. À travers un jeu, nous allons donc essayer de transmettre des messages importants de connaissances, de sensibilisation, ou autre… Créer un serious game est un exercice souvent difficile car il faut trouver le bon dosage entre l’approche jeu, l’exactitude et la pertinence des informations que l’on va transmettre. Heureusement, nous avons nos outils pour cela : notre expérience, les mécanismes du jeu vidéo et les playtests sur des panels d’utilisateurs…

Ton jeu vidéo préféré ? Pourquoi ?

Oh, question difficile ! Déjà, je dois avouer que je joue beaucoup moins que par le passé, c’est peut-être une question d’âge 😉 Ensuite, il est difficile de choisir un jeu en particulier, car il y a tellement de styles disponibles ! J’adore les puzzle games, les jeux d’aventure et certains jeux d’action aussi. Cependant, s’il faut tout de même en choisir un, ce serait “Day of the Tentacle”. C’est vrai que ce n’est pas tout jeune mais j’adorais l’originalité du scénario. Il joue avec le temps et le dosage entre jeu et humour que l’on trouve dans la plupart des jeux de la série Lucasart de l’époque. D’ailleurs, “The Secret of Monkey Island” n’est vraiment pas loin derrière ;-)…

Petite anecdote à ce sujet. Quand je suis arrivée en Suisse en 2008, j’ai été surprise par certains plots à incendie qui me rappelaient étrangement les tentacules des personnages de ce jeu…

Un jeu que tu aurais aimé inventer ? Pourquoi ?

Définitivement “Tetris” ! Comme je le disais plus tôt, j’adore les puzzle games et c’est l’un des premiers que j’ai rencontrés. Il est d’une telle simplicité que ça le rend fascinant…

Le jeu qui t’a le plus challengé ? Pourquoi ?

Peut-être “Street Fighter”. Pourquoi ? Euh, comment dire, on jouait en salle d’arcade à l’époque, du coup c’était challenging d’arriver à maîtriser ses actions quand on a une durée de jeu limitée. Au final, je ne crois pas avoir gagné beaucoup de combats 😀 …

Ce que tu adores dans un jeu vidéo ?

Là encore, c’est dur à dire. J’aime les histoires, je suis donc forcément très sensible aux scénarios, mais je dois avouer que cela fait maintenant longtemps que je n’ai pas joué à un jeu dont le scénario n’est pas qu’un accessoire. Ensuite, j’adore la réflexion, la logique et la maîtrise demandée par les puzzle games.

Quelle est la place de l’industrie du jeu vidéo en Suisse ?

Le jeu vidéo est encore une petite industrie en Suisse. Cependant, le pays montre un réel intérêt à la faire évoluer et c’est une très bonne chose ! En effet, c’est un domaine difficile de par sa concurrence internationale, mais qui a aussi un très grand potentiel. C’est donc important d’avoir ce soutien qui permet à des studios de notre taille d’aller au bout de leur création. De plus, à la vue des demandes que l’on reçoit, c’est un domaine qui intéresse beaucoup de jeunes suisses.

Programmer ou jouer ? 😉

Définitivement programmer ! J’ai toujours aimé créer et je dois avouer que le meilleur jeu pour moi reste d’imaginer et de réaliser des contenus interactifs. Et plus encore lorsque la programmation s’accompagne de la création d’un setup physique ou d’interaction avec le réel. J’ai toujours aimé bricoler, et y ajouter de la technologie est encore plus fun. Cela fait maintenant un certain nombre d’années que j’exerce ce métier et c’est toujours avec autant de plaisir 🙂 !